Perdre du poids c’est être mieux dans sa peau

08/04/2015 | | chirurgie de l'obésité

Pesant 147 kg, Pascal Pépin a tenté de nombreux régimes tous soldés par l’échec. Difficile de s’attaquer à un tel projet, surtout quand on est boucher-charcutier et que l’on apprécie la bonne chair.

Pascal PépinLas de vivre des échecs répétés dans son combat pour un mieux-être, « Mais je reprenais ce que j’avais perdu à chaque fois » dit-il, c’est à 44 ans qu’il a décidé de faire appel à la chirurgie de l’obésité pour en finir avec le surpoids et son lot de risques de comorbidités. Pris en charge par l’équipe médicale de l’établissement de soins où il a subi son intervention, il a fait les examens préopératoires sur quatre mois.

L’intervention réalisée et cinq jours d’hospitalisation après, il a suivi un régime postopératoire composé d’une alimentation liquide pendant une semaine, puis d’aliments sous forme de purée pendant cinq semaines.

Une période rythmée par les visites chez le médecin nutritionniste et le chirurgien qui le suivaient alors. « Tout allait bien. Au bout d’un mois j’avais déjà perdu 18 kg ! » Se plaît-il à dire et c’est au bout de six semaines qu’il a repris son activité professionnelle.

Sept mois sont passés depuis son hospitalisation pour une sleeve gastrectomie, cette intervention qui consiste à retirer les 2/3 de l’estomac afin de former un tube, et Pascal se sent on ne peut mieux.

Il a perdu 44 kg et continue à perdre du poids, le cœur et le corps légers, il envisage même de reprendre la natation. « Je me trouve beau ! », se réjouit-il.

Le cas de Pascal n’est, malheureusement, pas rare car l’on compte en France environ 6,5 millions de personnes souffrant d’obésité, cette maladie souvent liée à de multiples facteurs, problèmes génétiques, mauvaise hygiène de vie, grossesse, etc.

Elle se caractérise par un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 40kg/m2 ou à 35kg/m2 associé à des comorbidités du type diabète, hypertension artérielle… Pour évaluer cet indice, il suffit de diviser son poids par sa taille au carré, entre 18 et 25 étant considéré comme un IMC normal.

Pour traiter le problème d’obésité, le chirurgien choisira, avec son patient et selon ses besoins et son profil, parmi trois techniques : la pose d’anneau gastrique, le by-pass et principalement la sleeve gastrectomie.

Mais qu’il s’agisse de l’une ou de l’autre, l’intervention dure 30 à 45 minutes et se pratique sous anesthésie générale par cœlioscopie. Mais la prise en charge n’est pas uniquement chirurgicale, le suivi pré et postopératoire est essentiel, en termes d’alimentation notamment. Un nutritionniste et spécialiste en chirurgie bariatrique est chargé de préparer et de suivre le patient sur les plans nutritionnel et diététique.

Le suivi psychologique est également extrêmement important, compte tenu de la transformation physique surtout.

Il faut environ deux ans pour qu’un patient se stabilise. D’ailleurs, les chairs subissant un fort relâchement suite à la perte de poids, une chirurgie esthétique est souvent envisagée quelques mois après l’intervention.

La chirurgie est aujourd’hui la seule solution pour achever un amaigrissement complet et définitif, pour les obèses morbides et sévères, ce qui n’est le cas d’aucun régime quel qu’il soit actuellement.

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